Eclipse totale du Soleil 2/07/2019





La Lune s’intercalera entre la Terre et le Soleil le 2 juillet 2019, générant ainsi une éclipse de Soleil qui sera visible dans une grande partie du Pacifique ainsi qu’en Argentine et au Chili. Cette éclipse débutera à l’est de la Nouvelle-Zélande à 16h55 (UTC) pour s’achever au-dessus de l’Argentine à 21h50 (UTC). Étant donné qu’elle traversera une grande partie de l’océan Pacifique, peu de gens pourront en profiter à l’exception de ceux qui se trouveront dans l’étroite bande de totalité qui couvre toute la largeur de l’Amérique du Sud
SOLAR TOTAL ECLIPSE du 2 juillet 2019
ECLIPSE TOTALE DU SOLEIL du 2 juillet 2019
AMERIQUE DU SUD

Éclipse solaire du 2 juillet 2019 : où est-elle visible ?
Le 2 juillet 1019, une éclipse de Soleil aura lieu. Mais tout le monde ne pourra pas l’observer sur la planète. De quels pays le phénomène sera-t-il visible ? Et comment suivre l’évènement en direct ?
Une éclipse totale de Soleil est annoncée le soir du 2 juillet 2019. Pendant un peu plus de 2 heures, la Lune va s’interposer entre la Terre et le Soleil. Ce sera la treizième fois qu’un tel événement se produit au 21e siècle, note l’Observatoire de Paris. Malheureusement, la France métropolitaine ne pourra pas assister à cet événement astronomique. La Polynésie française pourra voir l’éclipse partiellement. Quels autres pays pourront voir cette éclipse ? Comment la suivre en direct ?
Qui pourra voir cette éclipse de Soleil ?
Une partie de l’Amérique du Sud pourra assister à cette éclipse. Pour la voir dans sa totalité, il faudra se trouver au Chili ou en Argentine. La « bande de totalité », c’est-à-dire la zone du globe terrestre où l’éclipse totale sera observable, se trouve principalement dans l’océan Pacifique. Elle est large de 200 kilomètres environ et se termine au sud de l’Amérique. Le Chili et l’Argentine seront traversés par le passage de l’ombre lunaire à une vitesse de 2 640 km/h.
La bande de totalité traverse l’Amérique du sud
D’après l’Observatoire de Paris, « l’ombre touchera les côtes chiliennes en fin d’après-midi vers 15h20 UTC », soit 21h20 heure française. Les spectateurs et spectatrices de cette éclipse pourront l’observer pendant 2 heures et 24 minutes. La totalité de l’éclipse, soit le moment où le Soleil sera entièrement caché par notre satellite, va durer 2 minutes et 19 secondes.
Il faudrait pouvoir se rendre dans une zone au cœur de l’océan Pacifique pour profiter de la totalité maximale de l’éclipse, d’une durée de 4 minutes et 39 secondes. Presque toute l’Amérique du sud et des îles du Pacifique, dont la Polynésie française, assisteront à une éclipse de Soleil partielle. À Tahiti, le maximum de l’éclipse aura lieu vers 8 heures, heure locale, soit 20 heures en France métropolitaine, avec une occultation allant jusqu’à 61 %.
Que se passe-t-il lors d’une éclipse solaire ?
Lors d’une éclipse solaire, la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés dans cet ordre. C’est la Lune qui, éclairée par le Soleil, projette son ombre sur la Terre. Autrement dit, notre satellite bloque une partie de la lumière que le Soleil diffuse dans notre direction.

Cycle de Saros ou périodicités des éclipses

Les éclipses ont lieu aux syzygies, c’est à dire au moment où il y a un quasi alignement entre le Soleil, la Terre et la Lune. L’éclipse de Soleil a lieu à la nouvelle Lune, l’éclipse de Lune a lieu à la pleine Lune. Le cycle de périodicité des éclipses est connu sous le nom de Saros (≈18 ans). Un cycle qui obéit à des coïncidences surprenantes et en moyenne un Saros contient 84 éclipses, 42 éclipses de Soleil et 42 éclipses de Lune. En effet, au cours de ce cycle, on retrouve le même nombre et le même type d’éclipses, totales, annulaires, partielles tous les 223 lunaisons ou tous les 18 ans. Plus exactement, le saros est une période de 6 585,32 jours, soit 18 ans 10 ou 11 jours et 8 heures, selon que l’intervalle contient 4 ou 5 années bissextiles. Mais les irrégularités du mouvement de l’orbite lunaire font que la succession du type des éclipses n’est pas conservée.
Malgré tout, ce cycle particulier des périodicités des éclipses est connu depuis l’antiquité, au moins en ce qui concernent les éclipses de Lune car les éclipses de lune sont visibles depuis des zones terrestres beaucoup plus grandes que celles des éclipses solaires. Saros est le nom donné à ce cycle en 1691 par Edmund Halley (1656-1742). Bien que Halley interprète ce terme de manière incorrecte, les scientifiques ont gardé ce terme. Le Saros (période de 18 ans) est dépendant de plusieurs périodes ou mois lunaires, la période synodique, la période draconique et la période anomalistique (voir le tableau ci-contre). La période de révolution sidérale de la Lune est mesurée par rapport aux étoiles. C’est la période au bout de laquelle on retrouvera la Lune à la même position, vue de la Terre, par rapport à une étoile. Cette période de révolution sidérale est de 27,321661 jours. La période de révolution synodique, cette fois mesurée par rapport au Soleil, est de 29,530589 jours. Cela explique que les éclipses de Soleil et les éclipses de Lune se succèdent de 15 jours. Si la période de révolution sidérale de la Lune est plus courte que la période de révolution synodique, c’est parce que durant un mois la Terre a avancé sur son orbite et il faudra encore environ 2 jours à la Lune pour atteindre la même position par rapport au Soleil. La période de révolution anomalistique, ou mois lunaire anomalistique est l’intervalle de temps entre deux périgées de la Lune, c’est-à-dire le point de son orbite le plus proche de la Terre. Cette période vaut en moyenne 27,55455 jours.
Ces trois périodes font le cycle du Saros et permettent de retrouver tous les 18 ans une similitude sur les propriétés des éclipses (éclipses de lune, éclipses de soleil, phases, totales, partielles, annulaires, mixes, diamètre apparent), sur l’ordre de reproduction de ces éclipses et même une certaine similitude sur la bande de visibilité sur la Terre.
C’est la distance Terre Lune qui va déterminer la durée de l’éclipse et la nature de l’éclipse, soit annulaire ou totale.
L’orbite de la Lune n’est pas exactement képlérienne, il y a d’autres astres dans le système solaire qui influence cette orbite, en particulier le Soleil. L’influence gravitationnelle du Soleil provoque sur l’orbite de la Lune, un mouvement de précession (comme un mouvement de toupie du plan de son orbite) avec une période de 18,5996 ans. En plus du mouvement de précession de l’orbite il provoque aussi un mouvement de récession du périgée dans ce plan avec une période de 8,8504 ans. La ligne joignant les deux points, le périgée et l’apogée (ligne des apsides), tourne lentement dans le même sens que la Lune elle-même, effectuant un tour complet en 3232,6054 jours ou environ 8,85 années terriennes).
Pourquoi le cycle de Saros vaut 18 ans 10 ou 11 jours et 8 heures ?

Parmi toutes les périodes lunaires ou mois lunaires, on trouve le mois sidéral (par rapport aux étoiles) de 27,321661 jours, le mois tropique (par rapport au point vernal, précession des équinoxes) de 27,321582 jours, le mois synodique (par rapport au Soleil) de 29,530589 jours, le mois draconique (par rapport au passage au nœud ascendant) de 27,212221 jours et le mois anomalistique (par rapport au passage au périgée) de 27,55455 jours.
Pour expliquer le cycle du Saros il faut trouver le plus petit commun multiple entre le mois synodique et le mois draconique. Le plus proche petit commun multiple est 6585.3 qui correspond à 223 mois synodiques (par rapport au Soleil) et 242 mois draconiques (par rapport au passage au nœud ascendant) et par coïncidence 239 mois anomalistiques (par rapport au passage au périgée). 6585.3 jours = ≈18 ans 10 ou 11 jours et 8 heures. Ainsi des éclipses de même nature se reproduisent suivant un cycle de 18 ans et comme la distance du Soleil au nœud est la même au moment de la syzygie, on observe aussi des diamètres apparents identiques et des bandes de visibilités, depuis la surface de la Terre, similaires.
Mais le cycle de trois Saros est encore plus intéressant car les éclipses reviennent à la même position, dans la même zone géographique sur la Terre, avec la même épaisseur de l’ombre, avec des diamètres apparents identiques, etc. Un Saros est égale à 18 ans, 10 ou 11 jours et 8 heures donc 3 Saros est égale à 54 ans, 34 ou 35 jours selon que l’intervalle contient 13 ou 14 années bissextiles, ce cycle s’appelle Exeligmos (≈54 ans). On a donc une périodicité des éclipses quasi parfaite d’environ 54 ans. Cependant les irrégularités du mouvement de l’orbite lunaire, dues aux forces gravitationnelles du Soleil, modifient la succession du type des éclipses ainsi que le nombre d’éclipses (84) dans un Saros, on observe des Saros pauvres de 78 éclipses et des Saros riches de 94 éclipses.
La figure ci-contre trace remarquablement les éclipses sur 23 années, de 1990 à 2012. On peut y observer un Saros de 18 ans allant de juin 1993 à juin 2011. Ce Saros contient 81 éclipses, dont 40 éclipses de Soleil et 41 éclipses de Lune, sur les 40 éclipses de Soleil, 15 sont partielles et 25 sont centrales (12 annulaires, 12 totales et 1 mixte). Les éclipses ont lieu chaque année à la même période mais avec 11 jours d’avance chaque année. Elle met en évidence, les nombreuses propriétés du Saros, par exemple la saison des éclipses qui revient tous les 6 mois environ et aussi la corrélation entre les éclipses et les passages du Soleil aux nœuds de l’orbite lunaire. Elle montre aussi qu’il y a une éclipse de Lune et une éclipse de Soleil au moins à chaque saison d’éclipses. On y remarque aussi des suites courtes d’éclipses de Lune et de Soleil (en rouge pour la Lune et en bleu pour le Soleil). On voit qu’il y a au minimum 4 éclipses par an, et que lorsqu’il y a trois éclipses qui se succèdent, l’éclipse centrale est maximum et les éclipses extrêmes sont des minimum. Le cycle de Saros est remarquable si l’on observe les couples d’années 1990-2008, 1991-2009, 1992-2010, 1993-2011, 1994-2012. Les quatre éclipses de l’année 1990 sont les homologues des éclipses de 2008, les six éclipses de 1991 sont les homologues de celles de l’année 2009…
nota : Le terme Saros dérive du grec ancien σάρος (sáros), employé par l’astronome Edmond Halley en 1691 après l’avoir découvert dans la Souda, une encyclopédie byzantine de la fin du IXème siècle. Halley interprète ce terme de manière incorrecte : la Souda appelle « saros » une période de 222 mois lunaires sans rapport avec les éclipses. Bien que l’erreur d’Halley soit mise en évidence par le français Guillaume Le Gentil en 1756, le nom est resté.

En matière d’astrologie mondiale ,l’étude des éclipses se révèle particuliérement intéressante,tant au point de vue collectif qu’ individuel.
L’ouvrage de Michael MANDL,l’IMPACT DES ECLIPSES,apporte un éclairage incontestable sur le fonctionnement des éclipses et leurs répercussions sur le cours de l’histoire.

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